2001 l’Odyssée de l’espace: L’expérience IMAX en IMAX 70 MM

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Une symphonie de science-fiction hallucinante, cette épopée Stanley Kubrick, sortie en 1968, a fait date et a poussé les limites de la narration et des effets spéciaux vers une méditation sur la technologie et l’humanité. Basé sur l’histoire d’Arthur C. Clarke La Sentinelle, le scénario, écrit par Kubrick conjointement avec l’auteur, se divise en quatre actes. Dans L’aube de l’humanité, un groupe d’hominidés tombent sur un monolithe noir, d’origine mystérieuse et insolite. Sur le générique de Also sprach Zarathustra, composé par Strauss en 1896, un hominidé, en se servant d’un os pour tuer une proie, invente la première arme de l’histoire. Alors que l’hominidé jette un os en l’air, Kubrick fait un changement de plan, en sautant des millions d’années de développement technologique, et met en scène un vaisseau spatial du 21e siècle planant au-dessus de la Terre. Dr Heywood Floyd (William Sylvester), un scientifique américain, se rend sur la Lune pour enquêter sur la découverte d’objet insolite trouvé à sa surface : un monolithe noir. Lorsque les rayons du soleil frappent la pierre, celle-ci émet un son perçant et assourdissant qui remplit les écouteurs des enquêteurs et les arrête sur leur chemin. Changement de plan, 18 mois plus tard, les impassibles astronautes, David Bowman (Keir Dullea) et Frank Poole (Gary Lockwood), font route vers Jupiter à bord du vaisseau spatial Discovery, avec pour seuls compagnons leurs trois collègues maintenus en hibernation et un ordinateur HAL 9000, doté d’une intelligence artificielle et d’une voix, qui commande toutes les fonctions du vaisseau. Lorsque le trop humain HAL tombe en panne, il tente néanmoins d’assassiner les astronautes pour cacher son erreur, forçant Bowman à se défendre de la seule façon possible. Débarrassé de HAL et ayant finalement appris le but du voyage en écoutant un enregistrement fait par Floyd, Bowman se dirige vers « Jupiter et au-delà de l’infini » à travers la porte des étoiles à balayage par fente donnant sur une salle du 18e siècle, une fin de la mission évolutive du monolithe. Avec le concours Douglas Trumbull, expert en effets spéciaux, Kubrick a mis plus deux ans à reproduire méticuleusement l’image de l’espace la plus réaliste jamais vue, faisant avancer la technique cinématographique pour une histoire qui remet en cause la technologie elle-même. Malgré certaines réserves émises par les critiques quant à sa longueur et l’ennui, 2001, l’Odyssée de l’espace est devenu l’un des films les plus populaires de l’année 1968, mettant en évidence un fossé générationnel entre les jeunes cinéphiles voulant voir quelque chose de nouveau et provocant et les vieux qui « ne l’ont pas saisi ». Par provocation qualifié du « voyage ultime », 2001, l’Odyssée de l’espace a rapidement attiré un jeune publique de la contre-culture ouvert à une expérience de visionnement contemplative (autrement dit, chimiquement améliorée) d’un film dont le message suggère que la voie de l’éveil passe par la libération de l’esprit du complexe militaro-industriel et technologique des États-Unis.

Il y aura un entracte de 15 min, comme pour la présentation originale.

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